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La guerre de Troie

février11

Le cheval de Troie

Le récit du siège de Troie est aussi l’histoire des derniers jours de grands héros grecs. Beaucoup d’entre eux succombèrent durant ces dix longues années.Les survivants, de retour en Grèce, trouvèrent que les choses avaient bien changé en leur absence et que d’autres, pourtant moins méritant, régnaient à leur place.

La guerre de Troie fut déclenchée lorsque Pâris, le jeune fils de Priam (roi de Troie), enleva Hélène, (fille de Zeus -roi des dieux) femme de Ménélas (roi de Sparte). Hélène était la plus belle créature qu’on pût rêver. Nombre de rois grecs et leurs plus grands guerriers formèrent alors une alliance et firent voile vers Troie, afin de ramener chez elle la femme de Ménélas. Ce fut le début de la guerre.

Le récit de cette énorme entreprise est, comme il faut s’y attendre plutôt compliqué. Beaucoup de ceux qui y prirent part portent des noms aujourd’hui oubliés.Les dieux eux-mêmes prirent parti, les uns pour les Grecs, les autres pour les Troyens.

Parmi les guerriers grecques il y avait le fameux  Achille, mais aussi Diomède et Ajax. Patrocles et le rusé Ulysse qui prirent part à la guerre un peu plus tard, comptent aussi parmi les personnages importants de l’histoire.

Les Troyens étaient gouvernés par Priam (roi de Troie), mais celui-ci était bien trop vieux pour combattre lui-même donc les forces défensives de la ville étaient-elles commandées par son fils aîné Hector.

Durant la guerre, des alliés vinrent d’autres contrées pour aider les Troyens. Les plus importants d’entre eux furent Penthésilée (reine des Amazones), Sarpédon et Glaucos (chefs des Lyciens) et Rhésos de Tharce, venu du nord lointain. Un autre Troyen important était Cycnos.

Troie était située sue un plateau peu élevé de la Phrygie, en Asie Mineur, de l’autre côté de la mer Égée par rapport à la Grèce.

Achille était le plus grand des guerriers grecs, sa mère la Néréide (nymphe des mer) Thétis avait été aimée par Poséidon (dieu des océans), mais comme il était écrit que son fils deviendrait plus puissant que son père, le roi des mers préféra finalement épouser une autre Néréide. Cela fait, il s’occupa du mariage de Thétis et chargea Hermès (messager des dieux) d’arranger quelque chose sur terre. L’homme choisi se nommait Pelée. C’était un fils de roi qui avait été banni. Il vivait depuis chez son vieux tuteur, Chiron le Centaure (mi-homme/mi-cheval). Le mariage eu lieu dans la grotte de Chiron et beaucoup de dieux virent pour assister à la cérémonie. Parmi eux, il y avait Héra (reine des dieux), Athéna (déesse se la justice) et Aphrodite (déesse de l’amour) et ce fut dans cette circonstance que Pâris choisit Aphrodite comme la plus belle des déesses. Depuis ce jour elle aida Pâris de toutes ses forces chaque fois qu’elle le put.

De l’union de Thétis et de Pelée naquit un fils qu’il nommèrent Achille. Mais Thétis étant  une Néréide, elle nourrissait pour son rejeton des ambitions dépassant largement celles qu’éprouvaient des mères tout simplement humaines. Elle voulait le rendre immortel comme elle-même et faire en sorte que son corps ne pût être entamé par quelque arme que ce fût. Tout d’abord elle emmena l’enfant dans le monde souterrain et là, elle le plongea dans les eaux du Styx. Ce faisant, elle tenait son enfant par l’un de ses petits talons, ne s’apercevant pas que celui-ci restait sec. Tandis que le fleuve rendait le reste de son corps invulnérable aux coups, le talon resta le point dangereux : une flèche bien tirée, à la pointe empoisonnés, pouvait transpercer sa peau et lui porter la mort dans le sang.

Ulysse roi d’Ithaque, ne fut pas parmis les 1er .Il hésitait à se joindre à l’expédition, car il venait de se marier  l’année précédente et il n’avait aucune envie de quitter sa femme et son tout jeune fils. Il avait été averti par un oracle que de nombreuses années s’écouleraient avant le retour de tous les guerriers dans leur patrie. Aussi quand Agamemnon fit le voyage d’Ithaque pour le persuader s’allier à lui, Ulysse prétendit qu’il était fou. Il attela un âne et un bœuf à sa charrue et , avec cet équipage tout déséquilibré, il laboura son champ, puis il sema du sel au lieu de grain.

Agamemnon le suspecta d’avoir une excellente raison pour agir de la sorte. Il fit en sorte que le bébé d’Ulysse, Télémaque, fût placé sur le sol, juste sur le passage de la charrue. La réaction d’Ulysse ne fut pas du tout celle d’un malade mental. Il tira sur les rênes et se précipita devant l’attelage pour empoigner l’enfant.Après cela, il lui fut difficile de prétendre qu’il avait l’esprit dérangé! Embrassant sa femme et son fils il partit avec Agamemnon.

Quand les Grecs pénétrèrent dans le détroit de l’Hellespont, ils s’approchèrent du rivage et purent contempler au loin l’armée troyenne rassemblée en ordre de bataille pour prévenir tout débarquement. Ils prirent néanmoins la direction de la plage et quand leurs navires y parvinrent, ils sautèrent dans l’eau sous une pluie de flèches, de javelots et de pierres.

Achille débarqua parmi les premiers et sous sa conduite les Grecs forcèrent les Troyens à reculer peu à peu. Le héros semblait être partout à la fois. Il y eut un moment de flottement chez les Troyens, hésitant entre le combat et la fuite. C’est alors que la haute silhouette de Cycnos (fils de Poséidon -dieu des océans), parcourut leur rangs, montrant l’exemple en brandissant un glaive avec une ardeur sans égale. Achille comprit qu’avec un tel chef, la bataille serait coûteuse. Il lança à toute volée son javelot en direction du grand Troyen. Comme il était fils de dieux, Cycnos ne pouvait être tué par un mortel. Bien que la pointe de l’arme le frappa en pleine poitrine, elle s’y fracassa et le corps resta intact. Achille avec son propre don d’invulnérabilité, devina le secret de son adversaire. Il se fraya un chemin jusqu’à lui et quand les deux hommes furent face à face, ceux qui les entouraient s’écartèrent pour observer le terrible duel.

Au lieu de combattre normalement avec son épée, Achille la tint par la lame et frappa Cycnos sur la tempe. Étourdi par le choc, le Troyen tomba, en une détente Achille bondit sur lui, tira violemment le casque et le tordit, de sorte que la jugulaire vînt serrer la gorge et étouffa Cycnos. Ce dernier ne mourut point, un grand cygne blanc surgit majestueusement de l’endroit où gisait le corps et prit son envol en direction des vagues. Poséidon avait réclamé son enfant …

Peut-être les Troyens interprétèrent-ils cela comme un présage funeste ou peut-être étaient-ils tout simplement battus et découragés par la fin d’un de leur plus braves guerriers, toujours est-il qu’ils tournèrent les talons et coururent se réfugier à l’abri des puissantes murailles de leur cité. La première bataille de la guerre avait été livrée et la victoire était du côté d’Agamemnon.

Les jours qui suivirent, il n’y eut que de petites escarmouches, et les deux camps furent surtout occupés à enterrer leurs morts. En un ultime effort pour éviter l’effusion de sang Ménélas envoya un émissaire au roi Priam, invitant Pâris à venir l’affronter en combat singulier jusqu’à la mort. S’il l’emportait Hélène lui serait rendue, s’il perdait Pâris aurait conquis Hélène dans un combat loyal, et quoi qu’il dût arriver, les armées grecques retourneraient chez elles, et Troie retrouverait la paix.

Pâris releva le défi, lui et Ménélas combattirent longtemps et durement au pied des portes de la cité. Pour finir un violent coup de glaive porté par Ménélas blessa Pâris à la cuisse et ce dernier s’écroula.Avant que le roi achéen pût porter un coup décisif, des soldats troyens se ruèrent à travers la porte et emmenèrent Pâris en lieu sûr. Les minutes passèrent, mais les portes de Troie restèrent fermées et rien n’annonça la venue d’Hélène. Les Troyens n’avaient pas l’intention de tenir leur  part du marché. Ménélas attendit encore un peu puis tourna les talons et rentra furieux au camp, plus jamais il ne ferait des ouvertures de paix avec l’ennemi.

Les jours suivants, les Grecs retournèrent à leurs retranchement et les Troyens virent à leur grand désappointement la haute silhouette d’Achille commandant la manœuvre vers l’avant. Ils se mirent alors à reculer en direction des murs de la ville et bien qu’Hector, leur chef les pressât inlassablement de tenir bon, les Grecs renforçaient constamment leur pression. A sa manière de combattre, Patrocle (meilleur ami d’Achille) pouvait aisément passer pour Achille : toujours au cœur des combats, il étais incontestablement un grand chef. Au moment ou il parvint aux portes de la cité, il ne restait plus qu’Hector pour lui barrer la route. C’est alors qu’il perdit le casque d’Achille et il ne pouvait plus dissimuler sa véritable identité. Épuisé par son dur combat, il n’avait plus la force de rivaliser avec Hector, et après quelques instants de combats, le courageux ami d’Achille s’effondra mourant …

Un guerrier grec bondit sur un char et fonça vers la tente d’Achille pour lui apporter la nouvelle. Fou de douleur il bondit sur ses pieds et se précipita hors de sa tente. Achille contempla le champ de bataille et vit Ajax et Ulysse hissant le corps de Patrocle sur un char afin de le ramener dans les lignes grecques. Et d’une vois de tonnerre il proclama :   » Demain sera le jour de la vengeance! Pour la mémoire de Patrocle, mille Troyens périront! « 

Le lendemain, les Troyens firent une nouvelle sortie et il y eut une grande bataille. Achille et ses hommes balayèrent tout devant eux, sa grande silhouette semblait tout dominer. La mort de Patrocle avait empli son cœur d’une haine inextinguible pour tout ce qui étais troyen. Devant les assauts furieux d’Achille et de ses hommes, les Troyens refluèrent et se battirent de nouveau au pied des murs de leur cité, mais au fur et à mesure qu’ils repassaient les portes de Troie, celles-ci se refermaient. Finalement il n’en resta plus qu’une d’ouverte, qu’Hector défendait âprement. De son char Achille l’aperçut et lança violemment contre lui son javelot. Hector s’écroula avec une profonde blessure à la nuque. Mais quand Achille arriva près du Troyen il était déjà mort, dépité et la rage au cœur il lia les chevilles d’Hector et attache l’extrémité de la corde à son char, tirant dans la poussière par trois fois autour des murs de Troie, le plus illustre des fils de Priam.

Un tel traitement envers un ennemi vaincu choqua même les amis d’Achille et répandit une nouvelle crainte dans l’armée grecque. Un guerrier mort, ami ou ennemi, devait être honoré de funérailles convenables, faute de quoi il ne pouvais prendre la place qui lui revenait dans les champs Élysées. La colère des dieux s’abattrait certainement sur les Grecs. Quand le soleil se leva, le roi Priam regarda hors des murs et vit que le cadavre de son fils gisait toujours sur la plaine. Il implora l’aide de Zeus et, grâce à lui il put changer d’apparence et pénétrer dans le champ ennemis. Il alla à la tente d’Achille, se mettant ainsi à la merci du chef grec. Et demanda à pouvoir reprendre Hector afin qu’il puisse être inhumé comme il convenait.

Achille fut ému par les paroles du vieil homme. Il réalisait qu’il avait commis une grave erreur, néanmoins, par fierté, il ne voulait pas tout accorder. Le poids d’Hector fut demander en échange de son cadavre. Priam accepta cette condition et une trêve fut décidée pour la journée. Les Grecs hissèrent le corps d’Hector sur une grande balance tandis que les Troyens emplissaient l’autre côté avec de l’or. Mais la cité avait été appauvrie par cette longue guerre t quand tout l’or fut apporté, il se révéla d’un poids encore insuffisant. Achille hocha la tête, ses conditions n’avais pas été remplies. Polyxène (sœur d’Hector) avait observé la scène, quand elle vit que le poids n’était pas suffisent, elle ôta de son cou un lourd collier d’or et le jeta dans la balance. Avec le poids supplémentaire, le fléau bougea et indiqua que les deux poids étaient identiques. Achille, impressionné par le geste de Polyxène, lui rendit son collier. Le lendemain, les hostilités reprirent comme à l’accoutumée.

Durant les semaines qui suivirent, Achille se rendit compte qu’il aimait Polyxène, il ne pouvait oublier son visage, et sut bientôt qu’il ne pourrais vivre sans elle et envoya un mot à Priam pour lui dire que si il pouvait avoir Polyxène comme femme, il serait mis fin à la guerre. Le roi troyen heureux de cette possible issue prépara une entrevue. Pâris, était fort inquiet en pensant que si la paix survenait il devrais rendre Hélène à son époux. Comme Achille s’approchait pacifiquement de la ville, il lui décocha une flèche empoisonnée. Celle-ci le frappa au talon, à l’endroit même où Thétis l’avait plongé dans le Styx. La pointe de la flèche pénétra dans la chair et le poison se répandit rapidement.Achille tomba, figé par la mort.

Après un bref moment de silence incrédule, avec Ulysse, Ajax et Diomède à leur tête, les chars grecs se ruèrent à l’attaque. La lutte fut, ce jour-la, plus farouche que jamais. Ainsi fut-elle dorénavant poursuivie et il semblait qu’elle ne dût jamais prendre fin.

Puis un matin, à leur grande surprise, les Troyens découvrirent que leurs assiégeants avaient disparu. On ne voyait plus rien, si ce n’étaient les restes de leur camp, les navires eux-mêmes avaient quitté le rivage.

A l’extérieur de la porte principale de Troie, se dressait un gigantesque cheval de bois, sur l’un de ses flancs les Troyens purent déchiffrer une inscription dédiant le cheval à la déesse Athéna et la priant d’assurer aux armées grecques un retour heureux dans leur patrie. Après une inspection minutieuse les Troyens décidèrent de le faire pénétrer à l’intérieur de la ville, où il pourrais figurer comme un monument témoignant d’une victoire inespérée sur les Grecs.

Le jour fit place à la nuit, et pour la 1er fois depuis de nombreuses années on festoya dans Troie. Il était passée minuit quand les derniers Troyens s’endormirent. De part et d’autre des portes de la cité, les gardes dormaient eux aussi, ivres de vin. Quand ce fut le silence, une porte secrète dans le ventre du cheval s’ouvrit, 50 des plus hardis guerriers grecs sautèrent sur le sol, une partie d’entre eux courut immédiatement aux portes, les autres rampèrent en direction du palais royal. L’astucieux plan d’Ulysse se déroulait exactement comme il l’avait prévu.

Du moment où l’ennemi pénétra à l’intérieur de leur cité, les Troyens furent perdus. Complètement surpris, ils livrèrent leur dernière bataille et avant que ne tombe la nuit suivante la ville était aux mains des Grecs. La plupart des meilleurs guerriers troyens furent tués et leurs femmes et leurs enfants emmenés en esclavage.

Quand à Hélène, la cause de DIX années de guerre et de la mort de tant de héros, elle retourna en Grèce, chez son mari.

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Catégorie Mythologie

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